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Check-list avant l'hiver : ramonage, étanchéité et vérifications essentielles

Check-list avant l'hiver : ramonage obligatoire au moins tous les 12 mois (décret 2023-641), étanchéité du conduit et VMC. Amende jusqu'à 450 € en cas d'oubli.

Mis à jour le 16 juillet 20265 min de lecture5,0 · 53 avis
Check-list avant l'hiver : ramonage, étanchéité et vérifications essentielles

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Avant l'hiver, trois gestes protègent votre logement : faire ramoner le conduit, vérifier son étanchéité et contrôler la VMC. Le ramonage reste obligatoire au moins une fois par an pour un appareil individuel (décret n° 2023-641). En Île-de-France, l'ARS recense environ 150 épisodes d'intoxication au monoxyde de carbone chaque année, avec un pic à l'approche des premiers froids.

L’essentiel à retenir :

  • Appareil individuel : ramonage au moins tous les 12 mois au niveau national (art. R.1331-71) ; mais de nombreux départements imposent encore 2 passages par an via leur règlement sanitaire départemental (Service-Public.gouv.fr).
  • Conduit collectif en immeuble : ramonage tous les 6 mois, dont une fois pendant la période de chauffe (art. R.1331-71).
  • Le ramonage est un nettoyage par action mécanique (hérisson) : la bûche ou le produit chimique ne suffit pas légalement (art. R.1331-70).
  • L'attestation est remise sous 15 jours ouvrés et se conserve : c'est la pièce que réclame l'assurance après un sinistre (art. R.1331-75). Défaut de ramonage : amende pouvant atteindre 450 € (Service-Public.gouv.fr).
  • Contrôlez aussi le tirage, l'étanchéité du conduit et la VMC : un appareil mal réglé est une cause majeure d'intoxication au CO (Santé publique France).

Pourquoi préparer sa cheminée avant l'hiver ?

L'hiver concentre les accidents liés au chauffage. En France, environ 3 000 personnes sont intoxiquées au monoxyde de carbone chaque année, et une centaine en meurt (Santé publique France, 2025). Ce gaz frappe surtout pendant la saison de chauffe. Préparer son conduit avant les premiers froids réduit nettement ce risque.

Le froid pousse à fermer les fenêtres et à faire tourner les appareils de chauffage en continu. C'est justement là que le danger monte. Selon Santé publique France (2025), les appareils raccordés à un conduit, chaudières, chauffe-eau, poêles ou cheminées, mal entretenus ou mal réglés figurent parmi les causes majeures d'intoxication.

Le monoxyde de carbone, un gaz qu'on ne détecte pas

Invisible et inodore, le monoxyde de carbone ne se détecte pas sans appareil (Santé publique France, 2025). La préfecture de l'Eure rappelle qu'il représente la première cause de mortalité par intoxication accidentelle dans l'habitat, avec une centaine de décès chaque année en France. Un conduit encrassé figure parmi les causes classiques.

Un risque concret en Île-de-France

La région n'est pas épargnée. Chaque automne, nos ramoneurs constatent un pic de demandes dès que chacun rallume son installation sans l'avoir fait vérifier. Sur les conduits tubés des poêles à granulés, nous retrouvons souvent des dépôts qui gênent déjà l'évacuation. Pour comprendre le rôle du conduit, consultez notre guide complet du ramonage de cheminée.

Le ramonage avant l'hiver est obligatoire

Le ramonage est encadré au niveau national depuis le 1er octobre 2023, via le décret n° 2023-641 (Légifrance). Pour un appareil individuel, le Code de la santé publique impose un ramonage au moins tous les douze mois (art. R.1331-71). En copropriété, le rythme passe à tous les six mois.

Le changement est récent. Avant octobre 2023, l'obligation reposait surtout sur le règlement sanitaire départemental, variable d'un département à l'autre. Le décret n° 2023-641 a posé un socle national minimal, sans effacer les règles départementales plus strictes. Les dispositions figurent aux articles R.1331-66 à R.1331-78 du Code de la santé publique, et non à l'article R.1331-19 souvent cité par erreur.

Les fréquences imposées par la loi

  • Appareil individuel (cheminée, insert, poêle) : au moins tous les 12 mois, quel que soit le combustible (art. R.1331-71).
  • Conduit collectif en immeuble : au moins tous les 6 mois, dont une fois pendant la période de chauffe (art. R.1331-71).
  • Attestation remise au client sous 15 jours ouvrés après l'intervention (art. R.1331-75).

Le professionnel doit remettre une attestation qui identifie les conduits ramonés et atteste leur vacuité sur toute la longueur (art. R.1331-75). Ce document se conserve. Le défaut de ramonage expose à une amende pouvant atteindre 450 € (Service-Public.gouv.fr).

Pour le détail des cas particuliers, location et copropriété comprises, lisez notre article sur le ramonage obligatoire, fréquence et loi.

Fréquences minimales de ramonage et d'entretien avant l'hiver
Installation ou gesteFréquence minimaleSource
Appareil individuel (cheminée, insert, poêle bois ou granulés)Au moins tous les 12 moisArt. R.1331-71, Code de la santé publique
Selon le règlement sanitaire départemental (RSD)Souvent 2 ramonages par an, dont 1 en période de chauffeService-Public.gouv.fr
Conduit collectif en immeubleAu moins tous les 6 mois, dont 1 en période de chauffeArt. R.1331-71, Code de la santé publique
Gros consommateur de bois (> 6 m³) ou granulés (> 2,5 t)2 ramonages par an recommandésADEME
Entretien annuel de l'appareil à bois1 fois par an, par un pro qualifiéADEME
Remise de l'attestation de ramonageSous 15 jours ouvrésArt. R.1331-75, Code de la santé publique

Combien de fois ramoner selon le combustible ?

Le minimum légal est d'un ramonage par an, quel que soit le combustible (art. R.1331-71). Mais dans de nombreux départements, le règlement sanitaire départemental impose encore deux ramonages par an, dont un en période de chauffe (Service-Public.gouv.fr). Vérifiez la règle applicable dans votre département.

Bois et bûches : un à deux ramonages par an

Le minimum national est d'un ramonage par an (art. R.1331-71). Mais dans la majorité des départements, le règlement sanitaire départemental exige toujours deux ramonages annuels, dont un en période de chauffe (Service-Public.gouv.fr). Vérifiez la règle applicable chez vous auprès de votre mairie. L'ADEME recommande de son côté deux passages au-delà de 6 m³ de bois ou 2,5 tonnes de granulés consommés dans l'année.

Poêle à granulés : un entretien spécifique

Un poêle à granulés récent, postérieur à 2012, pollue beaucoup moins qu'un foyer ouvert et consomme moins de bois (ADEME). Il reste soumis au ramonage annuel. Son conduit, souvent tubé, demande un hérisson adapté pour ne pas abîmer le tubage. Sur ces installations, nos ramoneurs retrouvent régulièrement des dépôts collés au tubage dès la deuxième saison.

Attention à une idée reçue. La loi définit le ramonage comme un nettoyage par action mécanique directe de la paroi (art. R.1331-70). Une bûche de ramonage ou un produit chimique ne remplit pas l'obligation légale. Le détail des tarifs figure dans notre guide des prix du ramonage en 2026.

Vérifier l'étanchéité et le tirage du conduit

L'étanchéité et le tirage conditionnent l'évacuation des fumées. Un appareil raccordé mal entretenu ou mal réglé est une cause majeure d'intoxication au monoxyde de carbone (Santé publique France, 2025). L'attestation de ramonage certifie d'ailleurs la vacuité du conduit sur toute sa longueur (art. R.1331-75 du Code de la santé publique).

Repérer une perte d'étanchéité

Un conduit étanche garde les fumées à l'intérieur, jusqu'à la sortie en toiture. Quelques signes doivent alerter avant l'hiver.

  • Traces de suie ou de goudron aux jonctions du conduit.
  • Odeurs de fumée persistantes dans la pièce.
  • Refoulement de fumée à l'allumage ou par vent fort.
  • Taches d'humidité ou de condensation autour du conduit.

Contrôler le tirage avant la première flambée

Le tirage évacue les gaz de combustion vers l'extérieur. Un tirage faible renvoie les fumées dans la pièce. Le professionnel vérifie ce tirage pendant le ramonage et inspecte le conduit, parfois par caméra. C'est aussi le moment où il repère une entrée d'air bouchée ou un défaut d'étanchéité.

Faut-il contrôler la VMC et l'aération avant l'hiver ?

Oui. En hiver, on calfeutre le logement, ce qui limite le renouvellement d'air. Or les appareils à combustion mal ventilés favorisent l'accumulation de monoxyde de carbone (Santé publique France, 2025). En Île-de-France, l'ARS recense environ 150 épisodes d'intoxication au CO chaque année. Une VMC propre reste donc essentielle.

La ventilation évacue l'humidité et renouvelle l'air. En hiver, ne bouchez jamais les entrées d'air ni les bouches d'extraction pour lutter contre le froid. Un appareil à combustion a besoin d'air pour brûler proprement. Couper la ventilation augmente le risque d'accumulation de monoxyde de carbone.

Nettoyer et vérifier sa VMC

  • Dépoussiérer les bouches d'extraction de la cuisine, de la salle de bains et des WC.
  • Vérifier que le moteur tourne et n'émet pas de bruit anormal.
  • Contrôler les entrées d'air des fenêtres, souvent encrassées.

Si le débit faiblit, agissez avant les grands froids. Notre article sur la VMC qui ne fonctionne plus détaille les pannes courantes, et le prix du nettoyage d'une VMC vous donne les fourchettes. Pour choisir un système, comparez la VMC double flux ou simple flux.

Un nettoyage de VMC par un professionnel remet le débit à niveau et sécurise la période de chauffe.

La check-list complète avant les premiers froids

Récapitulons. Un appareil individuel doit être ramoné au moins tous les douze mois (art. R.1331-71), et le professionnel remet une attestation sous quinze jours ouvrés (art. R.1331-75). Le défaut de ramonage expose à une amende pouvant atteindre 450 € (Service-Public.gouv.fr). Voici les gestes à cocher avant l'hiver.

  • Faire ramoner le conduit par un professionnel et récupérer l'attestation (art. R.1331-75).
  • Vérifier le nombre de passages exigé dans votre département : souvent deux par an via le RSD (Service-Public.gouv.fr).
  • Programmer l'entretien annuel de l'appareil à bois, distinct du ramonage, par un pro qualifié (ADEME).
  • Vérifier l'étanchéité et le tirage du conduit avant la première flambée.
  • Nettoyer la VMC et dégager les entrées d'air du logement.
  • Conserver l'attestation : l'assurance la réclame après un sinistre (Service-Public.gouv.fr).

Un point souvent oublié : l'entretien de l'appareil et le ramonage du conduit sont deux obligations séparées (ADEME). Le premier porte sur le poêle ou la chaudière, le second sur le conduit de fumée. Les deux se font chaque année, sans se remplacer.

En Île-de-France, les ramoneurs d'EcoServices+ réalisent le ramonage avec attestation remise sur place, le contrôle d'étanchéité et le nettoyage de VMC avant l'hiver. Pour planifier votre intervention, découvrez notre service de ramonage ou demandez un devis. Vous pouvez aussi appeler le 01 43 65 30 21.

Ce guide s'appuie sur l'expérience de terrain de notre équipe technique de ramoneurs, qui intervient chaque hiver auprès des particuliers et des copropriétés franciliennes. Après un sinistre, nous voyons régulièrement les assureurs réclamer l'attestation de ramonage : sans elle, l'indemnisation peut être réduite.

Questions fréquentes

Le ramonage de cheminée est-il obligatoire tous les ans ?

Oui. Le Code de la santé publique impose un ramonage au moins tous les douze mois pour un appareil individuel (art. R.1331-71). Ce minimum national ne dispense pas des règles locales : dans de nombreux départements, le règlement sanitaire départemental exige encore deux ramonages par an (Service-Public.gouv.fr). En copropriété, le conduit collectif est ramoné tous les six mois.

Une bûche de ramonage suffit-elle à remplir l'obligation légale ?

Non. La loi définit le ramonage comme un nettoyage par action mécanique directe de la paroi du conduit (art. R.1331-70 du Code de la santé publique). Une bûche ou un produit chimique ramollit une partie des dépôts, mais ne satisfait pas l'obligation et ne donne aucune attestation opposable à l'assurance.

Quelle amende risque-t-on en cas de défaut de ramonage ?

Le non-respect de l'obligation de ramonage peut entraîner une amende pouvant atteindre 450 € (Service-Public.gouv.fr), une contravention prévue par le règlement sanitaire départemental. Au-delà de l'amende, une attestation manquante peut réduire votre indemnisation d'assurance après un incendie ou une intoxication.

Combien de fois par an faut-il ramoner un poêle à granulés ?

Au moins une fois par an, comme tout appareil individuel (art. R.1331-71). Dans de nombreux départements, le règlement sanitaire départemental impose même deux ramonages annuels, dont un en période de chauffe (Service-Public.gouv.fr). Un poêle à granulés récent pollue beaucoup moins qu'un foyer ouvert, mais l'entretien reste obligatoire (ADEME).

Quelle est la différence entre l'entretien de l'appareil et le ramonage du conduit ?

Ce sont deux obligations distinctes. Le ramonage nettoie mécaniquement le conduit de fumée (art. R.1331-70). L'entretien annuel de l'appareil de chauffage au bois porte sur l'appareil lui-même et doit être réalisé par un professionnel qualifié (ADEME). Les deux sont annuels, mais ne se remplacent pas.

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